Tout savoir sur les monuments funéraires

Le monument funéraire constitue la structure extérieure d’une tombe, en roche solide et durable servant à distinguer la tombe d’un être cher. Il se construit sur une concession dans l’enceinte d’un cimetière allouée par la mairie de la commune concernée. Ainsi plusieurs types de monuments se différencient par leurs caractéristiques correspondantes.

La concession funéraire et ses règlements

Avant d’envisager la construction d’un monument funéraire, il est important de s’informer des règlements qui régissent l’ensemble des cimetières. Après une convention entre la famille et la mairie sera allouée une concession, dont la superficie est déterminée par le type de sépulture désiré, avec une durée limitée renouvelable – décennale, trentenaire, cinquantenaire –, ou illimitée, cas de plus en plus rare.

Par définition, les monuments funéraires restent un lieu de recueillement unique pour la famille pour garder et raviver les meilleurs souvenirs avec le défunt. En revanche le choix des concessionnaires est limité par les règlements intérieurs des cimetières devenus plus stricts. À noter les quelques exemples suivants : une surface rugueuse pour éviter le glissement en un temps pluvieux ; le respect de l’homogénéité et de l’esthétisme dans le choix de la couleur et la forme de la pierre ; l’obligation de délimiter la sépulture par une semelle surtout pour les tombe pleine terre ; la présence d’un architecte pour valider des travaux, si besoin est.

Les types de monuments funéraires

Ils se différencient par la disposition des cercueils par rapport au sol, par la taille et la hauteur du monument selon les objectifs d’utilisation. Le premier étant le caveau, une structure en béton, où le cercueil est enfoui dans le sol, le plus adopté en France. Il peut être simple avec des cercueils superposés, en tête-bêche, deux cercueils disposés parallèlement mais en sens inverse, ou double avec deux cercueils côte à côte. Le deuxième, la tombe pleine terre, superposition des cercueils enterrés à un mètre sous la terre. Enfin l’enfeu, un caveau hors sol destiné à un ou plusieurs cercueils, autrefois encastré dans les murs d’un monument religieux.

Dans la modernité, les concessionnaires sont libres de choisir la forme et la structure, le décor et les inscriptions sur la sépulture. En revanche, différents modèles existent selon la civilisation ou la religion auxquelles appartient le défunt : deux modèles simples, dont la sépulture sans stèle, et la sépulture classique pourvue d’une pierre tombale, une semelle et une stèle ; sinon la sépulture musulmane avec un lit de gravillons à la place de la pierre tombale ; chinoise, très imposante suivant la puissance de la famille ; chrétienne, plus classique mais avec une croix ; et israélite avec une étoile de David, marque du judaïsme.

Ceci indique inévitablement la valeur symbolique des monuments funéraires où tout être humain, ou presque, finira à l’intérieur et où sa singularité restera gravée à jamais dans la mémoire de sa famille. Chaque civilisation existante garde également sa singularité tout en respectant la législation et ses exigences dans le respect de l’individu disparu.